vendredi 1 février 2013

[Critique] Paper Mario Sticker Star - 3DS

Go ! Go Papiérisation !!!


Mario et le RPG, c'est une histoire d'amour qui dure qui dure ... Commencer en 1996 sur SNES avec 
Super Mario RPG : Legend of the Seven Stars, ça a continué avec la saga "Paper Mario" sur consoles de salon et "Mario & Luigi" sur consoles portable. C'est pourtant sur la dernière portable de Nintendo, la 3DS, que Mario décide de revenir sous forme de papier, dans une toute nouvelle aventure papiérisante : Paper Mario Sticker Star !

On retrouve donc Mario aussi fin qu'une feuille de papier à Décalbourg, qui s’apprête à fêter la visite de la Comète Sticker ! Princesse Peach est là bien sur pour prononcer son discours royale devant la Comète et accessoirement faire un voeu, puisque l’étoile permet de les réaliser. Mais patatra ! Bowser vient une nouvelle fois tout gâcher en touchant la Comète ! Cette dernière se brise en  plusieurs morceaux de comète dont six gros morceaux qui deviennent des Stickers Royaux,! L'une d'elles se colle sur Bowser alors que les autres s'éparpillent dans tout le royaume. Immédiatement plus fort grâce à la puissance de sa couronne, le Roi Koopa kidnappe une fois de plus la Princesse et file en prenant soin de tout renverser sur son passage. Mario se voit dans l'obligation de sauver sa belle et le Royaume en partant à la recherche des Sticker Royaux !

D’emblée, pour les habitués de la série, on remarque que le scénario n'est pas aussi poussé que les anciens opus. Exit les nombreux personnages secondaires, les retournements de situation ou encore les nombreuses lignes de dialogues. Ce Paper Mario fait dans le strict minimum coté scénario. Heureusement, les quelques dialogues qui ont résisté au nettoyage d'Intelligent Systems garde l'humour (souvent second degrés) rafraîchissant propre à la série. Mention spéciale sur ce point à la traduction française qui garde la qualité d’écriture toujours présent dans les Paper Mario.
En faite, c'est tout le jeu qui a subit un grand nettoyage. Ainsi, Mario n'est plus accompagné par des acolytes récupérés au grès de l'avancé du scénario. Il conserve juste Collette, un (une) stickeur râleuse qui en connait un max sur les Stickers Royaux et qui vous aidera avec son pouvoir de "papiérisation" et ses conseils toujours utiles. 



En parlant des stickers, ils sont au coeur du jeu et permettent aussi bien de s'en sortir dans les combats, que d'avancer dans les niveaux et de résoudre les énigmes.
Ainsi, en combats, ils servent de pouvoirs à Mario. Ce dernier se retrouve seule face aux ennemis, et il ne peut frapper qu'en utilisant des stickers. Le Sticker Marteau lui donnera un marteau, le Sticker Chaussure lui fera faire un saut, ect ... Autre nouveauté, si le tour par tour est toujours présent, il n'est plus possible de choisir l'ennemis à attaquer pendant le combat. On attaquera systématiquement le premier ennemi de la file, qu'ils soient deux ou cinq. Heureusement, certains stickers frappent plusieurs ennemis en même temps (carapace koopa, bloc Pow ou encore fleur de feu / glace) et il existe la "Roulette de la Chance" (un bandit manchot de casino), qui permet d'utiliser deux ou trois stickers de plus et donc d'attaquer deux ou trois ennemis par tour si on tombe sur deux ou trois même symboles, mais cette option vous demandera quelques pièces. 
Pour stocker tout ses stickers, Mario possède un album de sticker. Limité à deux pages au début du jeu, il augmente d'une page après chaque affrontement de boss. Malgré tout, on manque rapidement de place avec les stickers qu'on trouve un peu partout sur les décors, qu'on récolte en fin de combat ou ceux qui se trouve dans les blocs "?". Ajoutez à cela que la taille à son importance, surtout pour les stickers fait à partir de "Trucs" (des objets de la vie courante) qui sont bien souvent plus grand que les stickers normales, ou encore certains stickers plus puissant et donc plus grand. Il faudra souvent faire le ménage dans son album, et privilégié les gros stickers de "Trucs", assez utile contre les boss, mais encore faut-il trouver lequel explosera au mieux le point faible du boss ... 
Autre point important des combats, Mario ne gagne plus d’expérience et donc ne monte plus en niveau ! Il peut uniquement monter sa jauge de vie en trouvant des "Coeur PV +" bien cachés dans les niveaux. Ler combats en deviennent donc facultatif quand ils ne sont pas nécessaire au progressivement de l'histoire, mais reste tout de même tactique, surtout dans la gestion des stickers face à certains ennemis.




Et pour progresser dans l'histoire, Mario va devoir faire appel à Collette et son pouvoir de "Papierisation". En appuyant sur la touche "Y", Mario sort du décor qui s'affiche à plat. Dans cette vue, on repère facilement les vignettes mal collées qu'il faut soit récupérer pour les placer autre-part ou soit recoller dans le bon sens. On y voit aussi des cases en pointillés où il faut y placer un stickers pour actionner un mécanisme ou augmenter sa puissance. Si on utilise ce pouvoir surtout pour avancer dans l'histoire, il n'est pas rare d'utiliser se pouvoir en dernier recours quand on est coincé dans un niveau. Car même si on remarque facilement quelques passages où il faut forcement l'utiliser, la plupart du temps on est livré à nous même et on doit chercher tout seul sans autres indications que les conseils énigmatiques de Collette.

Autre changement notable, la progression découpée en niveau classique à la "Super Mario Bros." (monde 1-1, 1-2, ect ...) sur une carte du monde ouverte. Les niveaux (à l'excellent level-design) se termine toujours en obtenant un fragments de comète qui ouvre la voie au prochain niveau. Quelques niveaux renferme une autre comètes en prenant un autre cheminement que celui de base, permettant de débloquer d'autres niveaux.
Il y a six monde au total qui permettent une durée de vie assez conséquente : entre 20 et 25h maxi pour finir une fois le jeu. Et chaque monde à sa propre ambiance et géographie (un désert, une montagne, un manoir hanté, une jungle, ect ).





On passe maintenant à ce qui ne change pas d'un Paper Mario à l'autre et qui fait la force de la série : son style graphique tout en papier ! Dès qu'on pose les yeux sur sa patte graphique, on est séduit ! Elle possède un charme indéniable renforcée par la 3D relief de la 3DS ! Le monde est fait de carton et les persos sont aussi fin qu'une feuille de papier. Un mélange 2D 3D qui ravie à merveille à la 3D qui s'en retrouve agréable à l'oeil, pas du tout fatigante. Pour vous dire, c'est le premier jeu que je fini entièrement en 3D relief. Et comme dans tout Paper Mario, les développeurs jouent à fond sur l'aspect papier, permettant des situations ridicules et amusante. Au début du jeu, beaucoup de Toad se plaignent d'avoir été mis en boule et jeté à la poubelle comme une simple feuille de papier, ou se retrouve collé au mur, sous un tapis ou encore empilés dans une armoire. Les ennemis se plis en quatre lors des combats pour former leur attaques (avion, carapace, ect ...). Les décors se déplient, se plient, tombent en domino, ect ect ... Tout est fait pour qu'on y croit et on prend vraiment plaisir à déambuler dans les décors en carton plâtre de ce Paper Mario. Autre point fort du titre techniquement parlant : les musique jazzy qui collent à merveille à cet univers de papier !

Conclusion

Paper Mario Sticker Star évite la révolution de la saga et bouscule nos habitudes pour mieux se coller à son support portable ! Le timing des combats et le tour par tour sont toujours présent, mais exit les Points d’Expériences  les Points Fleurs, les compétence, les acolytes, ect . L'arrivé des stickers se fait de manière naturel tant ils collent (c'est le cas de le dire) à l’univers papier de Mario et permettent un peu de tactique dans les combats. Un univers toujours aussi charmant qui utilise avec brio la 3D relief pour des graphismes simple mais tellement attachant. Un humour toujours bien présent qui nous fait sourire, avec des dialogues de qualités rempli de second degrés, d'auto-dérision et des situations plus cocasse les unes que les autres. Il vous tiendra derrière votre console une bonne grosse vingtaine d'heures pour le finir, sans oublier qu'on y reviendra pour découvrir tout les petits secrets qui se cachent un peu partout dans le jeu ! Un must sur 3DS, même si on espère qu'une prochaine version Wii U reviendra aux bases du RPG pure des anciens épisodes.


J'aime :
Le charme du style graphique.
Le level-design toujours efficace.
L'arrivé des stickers !
L'humour et l'auto-dérision.
Les musiques jazzy.
La durée de vie (20h -25h).
Les petits secrets dissimulés si et là (Luigi, les portes secrètes, le musée ...).
La 3D relief parfaite pour le titre !

J'aime moins :
Moins RPG que les anciens épisodes
Des combats pratiquement inutiles ...
Plus accessible et donc plus simple ...
Le scénario moins poussé que les précédents ...
Un grand manque de quêtes annexes.

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