mercredi 10 avril 2013

[CRITIQUE] BioShock Infinite - PS3/360/PC

Un jeu divin ?




En 2007 sort BioShock, suite spirituelle de System Shock 2 sortie quelques années avant. Succès immédiat, une suite qui reste dans le même esprit lui est donnée. Mais avec ce BioShock Infinite, Irrational Game tente le pari de mieux faire, et quoi de mieux pour ça que d'effacer tout ce qui a été fait précédemment pour repartir sur des bases nouvelles afin de surprendre à coup sûr ? Alors, pari réussi ?


Dans BioShock Infinite, on incarne Booker DeWitt, un détective privé qui se voit confier une mission toute simple, "Ramenez la fille et nous effacerons la dette". Emmenez dans un phare près du Maine par deux personnages assez intrigant, Booker est propulsé sur Columbia, cité flottante oubliée de tous, lieu où est retenu la jeune femme ! Et c'est là que commence les ennuis, mais aussi les réponses à certaines de ses questions ...

Un homme, un phare, une ville ...

Le jeu commence avec une vision assez familière de la saga BioShock, un phare qui nous emmène à notre destination, mais cette fois si ce n'est pas le fond de l’océan, mais les nuages et sa cité flottante. Et ce n'est pas la seule différence vue que tout à été repensé, aussi bien le lieu, mais également la progression, la réalisation, le héro et l'époque, ici 1912.

Ainsi, le héro, nous quoi, n'est plus tout muet comme dans les précédents BioShock. Booker pense à haute voix, hurle, dirige notre regard de temps en temps, ect ... ce qui ne gène en rien l'immersion du titre rassurez vous ! Cela permet naturellement de nous rendre encore plus actif et acteur de l'histoire. Il sera accompagné une bonne partie de l'histoire par Elisabeth, la fille qu'il doit sauver, second personnage important de l'histoire, véritable cœur du jeu. Âgée d'une vingtaine d'année, sa faculté de pouvoir créer des failles spatio-temporelle nous aidera aussi bien pendant les combats que pour l'avancer du scénario. Ce duo, inédit dans la série, fonctionne très bien. Faut dire qu'on n'a pas à gérer Elisabeth qui reste planquée pendant les combats, il suffit juste de lui indiquer, lorsqu'une faille est disponible, de l'ouvrir pour nous et ainsi accéder soit à un abri, des munitions, ect ... La belle nous passera aussi de la santé, des munitions ou des cristaux (le carburant des Toniques) pour nous aider quand nos jauges friseront le zéro ! En dehors des combats, outre le fait qu'elle permet d'avancer dans le scénario par ses dialogues et surtout ses actions, elle sera d'une grande aide pour crocheter les serrures qui vous résisteront. Que de plus sur elle, si ce n'est que c'est surement le personnage non jouable le plus réussi des jeux vidéo ! Attachante mais également inquiétante quelques fois, les développeurs ont réussi à la rendre presque humaine !

Première rencontre avec Elisabeth. Scène tellement bien réalisé !

Autre changement, le lieu de l'action. Exit l'angoissante, étouffante et glauque Rapture, place à la belle Columbia et ces lieux immense en plein air. Les premières minutes dans la ville se passe pendant une fête foraine typique du début du siècles dernier. Les paysages sont sublimes, lors d'une journée ensoleillée splendide, les enfants jouent dans les rues, les habitants sont tranquilles, la fête bat son plein. Une ambiance à mille lieux (c'est le cas de le dire) de Rapture ! Comme notre perso, on est un peu perdu dans les rues, même si le chemin est plus ou moins prédéfini. Malheureusement, le visage de la ville va vite changer, au détriment de son histoire. Ainsi, à moins de collecter les différents Voxophones (enregistrement vocal), regarder les quelques Kinetoscopes (court métrage muet) présent ou écouter les passants, on ne sait pas grand chose de Columbia. Et même si elle reste le lieux principale de l'histoire, elle ne prend pas autant de place que Rapture dans le jeu et dans la tête du joueur. Dommage ? Oui mais cela ne l’empêche pas d'être sublime, avec une ambiance du début du siècle retranscrite à merveille !

Quand Columbia commence sa chute ...

Armes et Toniques, le duo de choc contre les ennemis !

Qui dit nouveaux lieux, dit nouveaux ennemis ! Les Chrosômes ne sont pas encore de ce monde, et c'est contre des fidèles, des policiers ou des militaires (à la solde du chef de la ville le Prophète Comstock), des automates armées nommés Patriote Motorisé ou encore les géants HandyMan (mi-homme mi-machine) que vous combattrez durant votre périple. Et pour vous aider, outre Elizabeth et les différentes armes disponibles, il y a les Toniques, copie conforme des Plasmides de Rapture, même si je trouve qu'elles sont plus utiles et bénéfiques lors des combats que leurs homologues de la cité sous marine. A vous donc le pouvoir de lancer du feu, propulser vos ennemis, créer un bouclier, lancer une attaque de corbeaux (!) ou encore lancer des jet d’électricité !
Le tout mené par un gameplay des plus basiques. On gères nos armes avec les gâchettes de droites et les Toniques avec les gâchettes de gauches. La touche X permet de recharger et la touche Y de frapper (bon ça c'est pour le pad Xbox 360). Autre nouveauté, la possibilité de combattre depuis les rails aériens nommés Aero-Tram. Même si ça ne révolutionne pas les phases de combats, on se sent tout de suite supérieur lorsqu'on vient par les airs s’écraser sur l'ennemi. D'ailleurs, parlons un peu des zone de jeu. Soit on est en plein air, avec des zone assez large, aussi bien en longueur qu'en hauteur, avec des ennemis venant du ciel comme de la terre. Mais il y a aussi des passages dans des bâtiments  proche de ce que la saga BioShock nous a habituée.
Ainsi, la clef d'un combat réussi et de savoir gérer aussi bien les armes que les Toniques. Sans oublier les équipements qui confèrent au héro tout un tas d'aptitude hautement utile, ainsi que l'amélioration progressive et payante des armes ou Toniques.



Un scénario qui nous retourne le cerveau !

Enfin, le gros du morceau, c'est bien entendu le scénario du jeu. Les BioShock ont toujours était bon sur ce point, mais cet épisode et bien au dessus des deux autres !
L'histoire commence simplement, mais les questions commencent à venir, comme le fait que le Prophète Comstock vous connaisses alors que c'est la première fois que vous venez à Columbia. Puis apparaît Elisabeth qui en pose d'autres (pourquoi est-elle enfermée, pourquoi on la surveille ?), son geôlier mais aussi ami Songbird, sans compter le mystère des failles spatio-temporelle. Que certains personnages vous connaissent et inversement, les visions énigmatiques que Booker a quand il reçoit un choque à la tête. Ou encore l’omniprésence des jumeaux Lutece, les scientifiques du jeu, qui mettent un peu d'humour dans le scénario du jeu, chose qui manqué aux deux premiers épisodes. Puis, arrive la fin, presque trop tôt, qui nous dévoile tout, tout en nous obligeant à repenser aux événements passés pour mieux comprendre. Et encore, on se pose toujours des questions même si certains événements deviennent plus clair ! Mais quelle fin ! BioShock Infinite est un peu l'Inception des jeux vidéo ! On aura plaisir à relancer une partie juste pour enfin comprendre certaines zones d'ombres qui nous avait échappé lors du premier run. Jamais un jeu ne m'avait autant passionné par son scénario ! Ça fait plaisir de voir que les développeurs ont pris le temps de bien peaufiner aussi bien l'histoire que la direction artistique. Il suffit de voir le visage hautement expressif d'Elizabeth, ou encore la fin sublimement bien écrite pour ce rendre compte que tout à très bien été travaillé et étudié, de A à Z.


Conclusion

Au final, BioShock Infinite est surement LE jeu de ce début d'année 2013. Scénario, graphisme, doublage, gameplay, tout est parfait ! Un jeu qui comme le premier BioShock, restera longtemps dans le panthéon des meilleurs jeux sur console ! Il y a vraiment presque aucun défaut, mais si on cherche la ptite bête, c'est vrai que quelques lignes de dialogue sonnent niais, des mini-chargements qui cause un mini-ralentissement de l'image ou encore les HandyMan qui sont sous exploités et ne remplace pas les Protecteurs ... Mais globalement, BioShock Infinite est parfait !



J'aime :
Le scénario et ses nombreux mystere
La direction artistique
Le ton pastel des couleurs de Columbia
Les premiers pas à Columbia
Les graphismes
Les jumeaux Lutèce et leurs apparitions cocasses
Elizabeth, attachante
Le charme de la saga toujours présent
Pas de mode multi à deux balles !! Yes !!!
La terreur des HandyMan
Le tout petit lien avec Rapture ... mais chuuut !
La fin !

J'aime moins :
Des dialogues quelques fois niais
Une deuxième partie peut-être un peu trop castagne à mon gout

1 commentaire:

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